La vie a Beyrouth

Certains vous diront que Beyrouth, c’est moche, c’est sale, c’est pollué, y a plein d’embouts, et puis rien ne fonctionne : y a même pas d’eau potable et d’électricité en continu… Objectivement, ces gens-là n’ont pas complètement tort. Mais ils n’ont probablement pas eu la chance de saisir la magie de Beyrouth, celle qui fait qu’on en tombe inévitablement amoureux. Et je ne parle pas de ce sentiment d’émerveillement que peut procurer la découverte de trésors comme Rome, Paris ou Londres. Je parle de l’amour qui dure dans le temps, et qui ne s’efface jamais. Cette façon que la ville a de vous absorber dans son histoire et de tisser un fil qui vous relie à elle pour toujours. De faire que vous vous y sentirez toujours à la maison. 

Mais Beyrouth, c’est d’abord et avant tout ses habitants. Leur enthousiasme, leur bienveillance, et leur faculté à rire d’eux-mêmes et de cette terre qu’ils méprisent tout autant qu’ils l’adorent. Beyrouth, c’est cette énergie vibrante: le chaos des journées chaudes rythmées par le son des klaxons, laissant place à la fraîcheur des soirées qui durent jusqu’au petit matin. 

Beyrouth, c’est cette façon de faire la fête comme si chaque jour était le dernier, où s’entremêlent sur les podiums à ciel ouvert débats politiques et shots de vodka. Beyrouth, c’est cet étrange mélange entre Occident et Orient, et ces ruelles où se confondent les odeurs de Moscow Mule du nouveau bar underground avec celles des épices du vieux marchand de légumes du quartier. Beyrouth, c’est cette intonation chantante qui reste dans la tête bien des années plus tard  « Hiiii ! Kifak ? Ça vaaa ? », « Anjaaad ? », « Merci ktir ! ». Beyrouth, c’est ce petit monde si éclectique qui n’empêche pourtant pas que tout le monde soit le « habibi » de tout le monde. 

Beyrouth, c’est cet esprit si délicat, ce parfait équilibre qui fait qu’on mène une vie légère et insouciante dans une région si riche de sa culture et de son histoire.  

Contraste Urbain

Nikon F4 (1988) ©Mathilde de Kerchove
BEST-SELLER

Vie Nocturne

Nikon F4 (1988) ©Mathilde de Kerchove
BEST-SELLER

La Course

Nikon F4 (1988) ©Mathilde de Kerchove

Après-Midi

Nikon F4 (1988) ©Mathilde de Kerchove
NEW

Reflet

Nikon F4 (1988) ©Mathilde de Kerchove

La Plage

Nikon F4 (1988) ©Mathilde de Kerchove
BEST-SELLER

La Marchande

Nikon F4 (1988) ©Mathilde de Kerchove
BEST-SELLER

Kenwood

Nikon F4 (1988) ©Mathilde de Kerchove
NEW

Sun

Nikon F4 (1988) ©Mathilde de Kerchove
NEW

Red to be Alive

©Adrienne Hurtut
NEW

L’Espion

©Noémie de Bellaigue

Marché improvisé -1

©Noémie de Bellaigue

Marché improvisé – 2

©Noémie de Bellaigue

Trouvé en haut

©Adrienne Hurtut

Le Journal

Yashica Mat (1957) ©Adrienne Hurtut

Le Rappel du Ciel

Yashica Mat (1957) ©Adrienne Hurtut
BEST-SELLER

Vue de Nuit

©Noémie de Bellaigue
BEST-SELLER

Harissa

©Adrienne Hurtut
BEST-SELLER

Argent Récolté

Photos vendues

contributeurs

beirutbeitna@gmail.com